Renault résiste grâce à l’électrique, tandis que Dacia est en difficulté à cause de l’électrique
Le groupe Renault a enregistré un troisième trimestre contrasté. La marque Renault résiste mieux que Dacia, portée par le succès de ses modèles électriques, ce qui permet au constructeur de maintenir ses objectifs financiers pour 2026 malgré le recul des volumes.

Le groupe a immatriculé 497 799 véhicules au troisième trimestre 2026, soit un recul de 6,0 % par rapport à la même période de 2025. Ce total comprend 420 563 voitures particulières et 77 236 utilitaires. Le groupe évoque « des dynamiques contrastées selon les régions et les marques ».
Dacia en retrait
Le résultat est surtout pénalisé par Dacia, dont les immatriculations reculent de 12,8 % sur le trimestre et de 9,7 % depuis janvier. La marque reconnaît faire face à une nouvelle concurrence chinoise et être touchée par l’électrification accélérée du marché européen, marqué par une forte demande de véhicules 100 % électriques.
Or Dacia ne propose qu’un seul modèle électrique, la Spring, actuellement en phase de transition avec l’arrivée de la seconde génération. La Sandero est désormais déclinée en version hybride, et le grand break hybride Striker fera ses débuts. La seconde génération de la Spring devrait aider la marque à rebondir en 2027.
Bons débuts pour la Twingo
La marque Renault recule de 2,9 % sur le trimestre, mais enregistre une hausse de 6,3 % en Europe. Elle s’appuie sur le succès de ses citadines électriques. La nouvelle Twingo a déjà reçu 26 000 commandes, et les ventes de Renault électriques en Europe ont progressé de 75 % sur les trois premiers trimestres de l’année.
À l’échelle du groupe, les ventes électriques augmentent de 84,7 % au troisième trimestre. Elles représentent 25,8 % des volumes du groupe, soit une hausse de 12,2 points en un an. En ajoutant les véhicules hybrides et hybrides rechargeables, les ventes électrifiées atteignent 54,9 % des ventes de voitures particulières du groupe.
Chez Alpine, les livraisons atteignent 3 723 unités au troisième trimestre, en hausse de 58,4 %, grâce à l’A290. La marque reste toutefois loin du niveau attendu, en raison de l’échec du SUV électrique A390.
Sur le plan financier, le chiffre d’affaires progresse de 1,5 % pour atteindre 11,6 milliards d’euros au troisième trimestre. Malgré la baisse des volumes, le groupe bénéficie d’un « mix produit » positif, c’est-à-dire d’une répartition des ventes plus favorable, notamment grâce à la Clio 6, vendue plus cher que la Clio 5, et au succès des utilitaires. Les ventes à des partenaires, comme Geely au Brésil, y contribuent également. Renault a maintenu ses objectifs financiers 2026, avec une marge opérationnelle d’environ 5,5 %, alors que, selon le texte, d’autres groupes ont dû les revoir à la baisse.